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5 juillet 2024

Mieux comprendre la vie éternelle

Explications de l’abbé Pélissier, chapelain du sanctuaire de Montligeon, centre mondial de la prière pour les défunts

Nous l’appelons le Ciel, le Paradis, la Maison du Père. Quand nous récitons le Credo, nous affirmons que nous y croyons. Dans le Symbole des apôtres, nous disons « je crois à la vie éternelle », dans celui de Nicée-Constantinople, « j’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir ». En cette année de la prière, il est bon de préciser notre idée de la vie éternelle et de prier pour nos défunts.

Que pouvons-nous dire de la vie éternelle ? L’abbé Stéphane Pélissier, chapelain du sanctuaire Notre-Dame de Montligeon, centre mondial de la prière pour les défunts, a passé un week-end au Luxembourg pour rendre visite à un groupe de prière de Bonnevoie, lié à Montligeon. Il en a profité pour proposer trois conférences sur le thème de la vie éternelle. Si vous n’avez pas pu y assister, en voici l’essentiel.

La vie éternelle est très présente dans l’évangile. Jésus en parle à de nombreuses reprises : elle sera accordée à celui qui croit, « à celui qui mange ma chair et boit mon sang », aux « pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux » (Mt 5, 3). Mais la notion d’éternité heurtait le rapport au temps des Grecs de l’époque du Christ, pour qui le temps était un cycle fermé, une sorte de malédiction, dont on sortait par la mort, alors que la Bible voit le temps de manière linéaire. Jésus situe donc la vie éternelle comme une participation par l’intelligence à la sagesse divine : « la vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul vrai Dieu » (Jn 17, 3). On sort, en quelque sorte, de la temporalité, pour se voir fixer un but qui nous donnera le bonheur.

L’abbé Stéphane Pélissier à Oberkorn : "Marie a le pied dans la porte du Ciel"
© Marinette SEYLER

Ce bonheur, Dieu veut que nous l’atteignions. Il nous a pour cela envoyé son Fils, seul médiateur entre Dieu et les hommes. Lui seul nous libère de l’esclavage du péché. Marie, elle, est associée à un titre unique à son œuvre. Comme le rappelle le concile Vatican II (constitution Lumen Gentium, n. 62), « par son intercession répétée, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n’est pas achevé, ou qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu’à ce qu’ils parviennent jusqu’à la patrie bienheureuse ». Cette intercession de Marie auprès des hommes, « jusqu’à ce qu’ils parviennent à la patrie bienheureuse », signifie qu’elle s’étend également au purgatoire. Nous pouvons donc spécialement l’invoquer en faveur des défunts en voie de purification, en gardant à l’esprit que l’Église ne se donne pas le droit de décréter que tel ou tel est privé de la vie éternelle, même Judas.

Comme le dit de manière imagée l’abbé Stéphane Pélissier, la Vierge Marie a, en quelque sorte, « le pied dans la porte du Ciel ». Elle est notre avocate. L’invoquer pour les défunts est donc particulièrement recommandé. Le sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon se propose de prier pour nos proches. On peut s’inscrire sur Internet, ou rejoindre l’un des 1272 groupes de prières, répartis dans 32 pays, qui sont comme l’extension du sanctuaire dans le monde.

Isabelle Scart
isabelle.scart@cathol.lu
 
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