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3 juin 2024

Solennité du Corps et du Sang du Christ

Nombreuses processions partout dans le pays

Notre pays peut rendre grâce d’avoir été parmi les tous premiers à célébrer la Fête-Dieu. En effet, le recueil des chants des Dominicaines de Marienthal semble le plus ancien écrit pour l’office du Saint-Sacrement. Il a été composé à la demande de la prieure Yolande de Vianden, pour être offert aux religieuses du couvent en 1269, alors que le pape Urbain IV avait institué officiellement la fête cinq ans auparavant, en 1264.

On peut penser que Yolande (1231-1283) a été en contact avec sainte Julienne de Cornillon (1193-1258), religieuse de Liège qui a été l’instrument de l’instauration de cette fête. La similitude de vie et de tribulations et la relative proximité géographique permettent d’imaginer une communication entre elles. Même si ce n’est pas le cas, Yolande a très vite adopté la fête nouvelle et a sans doute eu connaissance des conditions mystiques de son instauration. Dans une vision, Julienne avait vu la lune pleine dont le diamètre était traversé par une bande noire. Le Seigneur lui avait fait comprendre que la lune symbolisait la vie de l’Église sur terre, la ligne opaque signifiant l’absence d’une fête liturgique. Le Christ avait alors demandé à Julienne de mettre toute son énergie à l’institution d’une fête dans laquelle les croyants pourraient renforcer leur foi dans la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Sainte Julienne eut à subir de multiples persécutions et ce n’est qu’après sa mort que le pape institua la fête du Corpus Christi.

La procession dans le cloître de l’abbaye Saint-Maurice de Clervaux
© Abbaye de Clervaux

Que l’on y voit ou non l’influence de Yolande de Vianden, les paroisses de notre diocèse sont attachées à la célébration de la solennité du Corps et du Sang du Christ. Alors que l’épidémie de covid avait mis un coup de frein aux processions, la situation semble redevenue presque normale et cette année de nombreuses paroisses et communautés avaient organisé des processions. La plus modeste en nombre était sans nul doute celle des moines de Clervaux, dans leur cloître dont le sol était décoré d’une mosaïque en copeaux de bois colorés figurant Coronat te in misericordia (Il te couronne dans sa miséricorde). Partout ailleurs, des reposoirs fleuris, des pétales lancés par les enfants sur le passage du Saint-Sacrement, des tapis en copeaux colorés, des hymnes, de l’encens…

Par Déifferdeng a Par Kordall
© Par Déifferdeng a Par Kordall

« En ce jour de la Fête-Dieu, le Saint-Sacrement se promène à travers les rues des hommes. Présenté dans son ostensoir tout en or et argent, porté par les mains du prêtre, protégé par le voile huméral sous un baldaquin richement décoré de brocart et de dentelles, le Saint-Sacrement avance tel un Roi, tel un grand Seigneur qui appelle à la vénération, à l’adoration et au dévouement. En effet, aujourd’hui, c’est le Seigneur, c’est Dieu lui-même qui sort de son sanctuaire pour aller se montrer aux hommes. » *

Vianden
© Par Veinen
Procession à Brouch (Miersch), Paroisse Aischdall-Helpert St-Willibrord
© Paroisse Aischdall-Helpert St-Willibrord
Centre spirituel du Cents
© Centre spirituel du Cents
Par Sainte Famille Esch-Uelzecht
© Simone Wohl
Paroisse Öewersauer - St Pirmin
© Paroisse Öewersauer - St Pirmin
Par Käldall Notre-Dame-des-Mineurs
© Par Käldall Notre-Dame-des-Mineurs
Limpertsberg, Par Lëtzebuerg Notre-Dame

* Extrait de la méditation proposée par la paroisse saint François d’Assise.

Isabelle Scart
isabelle.scart@cathol.lu
Info

Veinen
Zënter Joerzéinten gëtt no der Humass en geweit Hostie ous der Trinitarierkierch duerch Veinen gefouert. Ofwässelnd droen den Dechen Jeannot Gillen an de Kaplon Vincent de Smet dat Allerheiligst Sakrament an der Monstranz ous dem 18. Joerhonnert, ënner dem Baldachim, dä vua portugisiches Matbierger gedroe gëtt, duerch d’Gasse vuan der Mëttelalterstad, beglät vuan de bekannte Prëssessinnsmärsch vuan der Veiner Stadmusik. No zwär Joer Paus ho sech verhältnisméissig vill Gläwiger uan der Prëssessiunn bedäligt an ofwässelnd op déitsch an op portugisisch de Rusekranz gebät a gesungen.
Obwual den Opwand, dän nidig ass fir flott villfuarwig Bléien ze sammelen, gruss ass, ass d’Leeë vuan em Bloumentapis op Erléichendag en geliäften Traditiunn am Ourstiedchen.
Gaby Heger

 
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